POV : Point of view

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«Il a rapidement découvert que les images aussi s’usent. Que leur pouvoir, à les regarder trop de fois, s’émousse. A les voir et les revoir ainsi, l’émotion finit par déserter l’écran.»

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Titre : POV : Point of view Auteur : Patrick Bard
Editions : Syros   Genre : Jeunesse, contemporaine
Sortie : 23 août 2018    Pages : 235

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Résumé

La première fois qu’un lien vers une vidéo porno s’affiche sur son ordinateur, Lucas est en train de télécharger un film de super-héros en Streaming. Cette scène, qu’il visionne sans l’avoir voulu, le sidère, puis lui procure une émotion totalement inédite. Pour retrouver ce frisson initial, il glisse en secret dans une sphère qui accapare ses pensées, ses nuits, et bientôt tout son temps libre. Vu de l’extérieur, on pourrait croire que Lucas est un simple geek. Il est en réalité victime d’une addiction dont il ne peut plus sortir seul. Pour revenir du côté de la vie, il lui faudra accepter la rencontre et l’échange avec d’autres, loin des écrans.


avis 6

Waw… Cette histoire m’a bouleversé et retourner les tripes. Elle est pleine d’émotion et de dénonciation tellement poignante.

Patrick Bard à travers son écriture arrive à nous décrire la force de l’addiction quelle qu’elle soit. Il sait utiliser les mots justes pour décrire la puissance de la chose. J’aime beaucoup le fait qu’il aborde l’addiction au cybersexe qui est malheureusement peu connu ou plutôt peu reconnue. Les gens savent qu’il existe des addictions la drogue, jeu, sexe, mais pas au sexe via internet. Beaucoup se disent que ce n’est pas grand-chose et pourtant ça existe. Et ce roman en est une belle démonstration.

Dès le début on découvre Lucas, un adolescent comme les autres. Sauf que ce dernier va un jour par hasard tomber sur des films pornographiques. Dans un premier abord cela ne l’intéressera pas tant que ça. Pourtant, de fil en aiguille, il va y aller de plus en plus souvent jusqu’à y passer ses nuits et ses journées.

L’histoire met bien en avant le fait que l’entourage est désarmé lorsqu’une personne à une addiction. Au début on pense que cela va aller mieux, que ce n’est qu’une mauvaise passe. Puis petit à petit l’entourage se voile de plus en plus la face en ne voulant pas admettre la dur réalité.

L’auteur nous montre bien les conséquences de l’addiction sur Lucas, comme sa vision faussé des relations sexuelles et des femmes en général. Il est persuadé que tout ce qu’il voit, est ce qui se passe dans la réalité. Par conséquent il fait des conneries qu’il ne devrait pas, sans qu’il ne puisse comprendre ce qu’il a fait de mal.

Je dois vous avouer que cette histoire m’a arraché quelques larmes. Tellement d’émotion dans ce roman. Il n’est vraiment pas pour tout le monde. Il faut aimer les sujets qui font réfléchir et dure, mais si c’est votre cas, foncez. Pour ma part j’ai beaucoup aimé l’histoire et le message qu’il véhicule. Je trouve que c’est un sujet d’actualité et qu’il est important d’en parler.

En conclusion, Point of view est une histoire touchante et intelligente. L’auteur a su écrire une jolie histoire tout en dénonçant l’addiction au Cybersexe et tout ce qui en découlait. Il ne s’est pas contenté de parler du point de vue seulement de la personne addict, mais également de l’entourage et je trouve ça très important. C’est une histoire forte en émotion et poignante !

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Le monde enchanté de mes lectures

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Le chef de rang désenchanté

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«L’avenir s’annonçait incertain, mais il ne pourrait pas être pire que le passé.»

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Titre : Le chef de rang désenchanté Auteur : James Barbier
Editions : Vérone   Genre : Contemporaine
Sortie : 3 mai 2018    Pages : Ebook

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Résumé : Employé consciencieux, Jason Martel aspire depuis longtemps à évoluer professionnellement au sein de son entreprise. Mais malgré ses efforts constants, aucune opportunité à l’horizon. Tout est gelé, pour tout le monde. Jusqu’au jour où son chef de service finit par lui annoncer que des évolutions auront lieu… et qu’il n’en bénéficiera pas.

Jason le prend mal. Très mal.

C’est le début d’une longue descente aux enfers, faite de confrontations permanentes avec sa hiérarchie, d’affrontements incessants où la tension atteint son paroxysme.

Désenchantement, désillusion, humiliation, déception… Jason va tout connaître. Et se faire miner par sa haine envers ses responsables.

En sortira-t-il indemne ?


avis (1)

Merci à l’auteur bon son roman qui parle d’un sujet fort. Nous vivons dans un monde où l’avancer professionnel est difficile, où le chômage est fort présent et fait peur aux autres. Dans un monde où nous nous enfermons dans un environnement de travail qui nous détruit chaque jour un peu plus. Ce livre dénonce, dénonce le système des entreprises et de la hiérarchie actuelle. Elle dénonce le ral de bol de certaines personnes, lorsque pendant des années elles s’acharnent pour un boulot, pour ne rien gagner en retour.

Le chef de rang désenchanté raconte l’histoire de Jason qui travaille dans un hôtel. Il aime ce qu’il fait, il travaille dur, espérant un jour avoir une augmentation. Jusque-là rien ne le frustrait, car toute évolution était stoppée pour tout le monde, mais le jour où elle reprenne et que lui n’en obtiens pas, une certaine colère, une certaine haine monte en lui et ça ne sera que le début…

Dès les premières lignes on rentre directement dans la vie du personnage et de son travail quotidien en tant que chef de rang. On sent qu’il fait son métier avec beaucoup d’investissement et qu’il se donne beaucoup.

La fin est assez marrante pour ma part. Elle est positive et nous donne une bonne perspective des choses. Nous montre que tout peut avoir une solution, même si la solution doit être la plus extrême et celle qui peut aussi nous terrifier le plus.

Jason est un personnage incompris, qui travail et qui espère avoir ce qu’il mérite. Sauf qu’il se rend vite compte que malheureusement ça ne fonctionne pas comme ça et que son supérieur fait absolument ce qu’il veut, même si Jason est le plus méritant. On sent en lui une haine, qui le remplit.

Le style d’écriture est descriptif, l’histoire est écrite à la troisième personne, mais ça ne m’a pas gêné pour ma part. C’est agréable à lire.

En conclusion, le chef de rang désenchanté est une belle dénonciation sur la société actuelle de James Barbier, une histoire touchante et poignante.

Une superbe lecture !

Une superbe lecture !

Qinaya (L’adoption #1)

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«37 559 victimes mortelles plus tard, le monde entier savait situer Arequipa sur une carte. Mais vous savez comment ça va… On s’émeut, on compatit, puis on oublie…»

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Titre : Qinaya Auteur : Zidrou et Arno Monin
Editions : Bamboo   Genre : Bande-dessiné, contemporaine
Sortie : 4 mai 2016   Pages : 66

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Résumé : Lorsque Qinaya, une orpheline péruvienne de 4 ans, est adoptée par une famille française, c’est la vie de tous qui est chamboulée. Mais pour Gabriel, ce sera encore plus compliqué : il lui faudra apprendre à devenir grand-père, lui qui n’a jamais pris le temps d’être père. Des premiers contacts un rien distants aux moments partagés, Gabriel et Qinaya vont peu à peu nouer des liens que même le vieux bourru était loin d’imaginer.
 


avis (1)

Mon dieu ! Qu’est-ce que je fus ravis de lire cette bande-dessiné. Décidément, cette semaine je n’ai que de belle découverte et des lectures qui me mettent les larmes aux yeux.

L’histoire est celle de Gabriel, un homme de soixante-quinze ans qui vit en France. Un jour, un horrible séisme de magnitude 8.4 va avoir lieu dans une ville du Pérou. A la suite de cela, le fils de Gabriel, qui essais d’adopter depuis longtemps, adoptera une petite fille du nom de Qinaya, venant de cette ville-là.

Dans les premières pages, nous rentrons dans le vif du sujet, avec Gabriel qui regarde les informations à la télévision qui parle de ce séisme. On était plongé directement dans ce monde de catastrophe.

La fin elle, était inattendue. Pour ma part je ne l’avais pas vu venir et ce qui m’a fait énormément plaisir. Je trouvais l’histoire émouvante, touchante, mais je ne voyais pas où cela allait nous mener et d’un coup, cette fin arrive sans qu’on se soit rendu compte de quoi que ce soit.

Gabriel est un vieil homme à la retraite. Lorsqu’au début son fils adopte Qinaya, il ne l’accepte pas. En effet, son fils approchant de la cinquantaine, il ne comprend pas que celui-ci veuille encore d’un enfant aussi tardivement. Il va alors ne pas vouloir créer de lieu avec sa petite-fille Qinaya.

Qinaya, elle, est une petite fille de quatre ans. Elle a perdu ses parents lors de cet affreux séisme. C’est une petite fille très attachante et émouvante, car nous voyons que malgré son innocence, elle est perturbée par la perte de ses parents, de ses proches, par cet horrible séisme.

Je trouve le style de dessin très frais. Je sais, ça ne veut pas dire grand-chose, mais c’est le premier mot qui me vient en tête quand je les vois. C’est un style que je trouve rafraichissant.

En conclusion, c’est une bande-dessiné très touchante et émouvante, je vous préviens, si vous voulez la lire, sortez votre boite de mouchoir à côté de vous. C’est une histoire forte, qui en dit tellement sans pour autant en faire trop.

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Une excellente lecture !