PREMIÈRES LIGNES #33

Premières lignes

Premières lignes est un rendez-vous initié par Ma lecturothèque. Le principe est simple, tous les dimanches, je vais vous citez les premières lignes d’un ouvrage.


Six ans à t'attendreDepuis leur adolescence, Rachel et Vincent vivent un amour fort et passionné. Mais quelques jours après avoir célébré leurs dix ans de rencontre, Vincent disparaît dans des conditions tragiques. L’histoire commence six ans après l’accident. Alors que Rachel essaie de mener sa nouvelle vie sans lui, toujours au cœur de sa Vendée natale, elle croise par hasard dans les rues de Paris, un homme qui lui ressemble terriblement. Elle est certaine que c’est lui. Mais les quelques secondes d’effarement qui l’empêchent de réagir lui font manquer ce rendez-vous du destin. Trop tard. L’homme s’éloigne déjà sans même avoir remarqué sa présence. La jeune femme va alors se lancer à sa poursuite et tenter de réparer cette erreur pour laquelle elle culpabilise déjà. Rachel va pouvoir compter sur le soutien sans faille de sa famille pour partir à la recherche de la vérité. Avec l’aide de Gautier, son impulsif cousin également meilleur ami de Vincent, et de Carole, sa sœur jumelle vive et pétillante, Rachel va mener l’enquête, plus déterminée que jamais. Va-t-elle le retrouver ? Était-ce bien lui ? Et si oui, pourquoi a-t-il été déclaré mort ?

 

PREMIÈRES LIGNES 

« Prologue

L’air est encore un peu humide, mais pour la première fois de la journée, le soleil pointe le bout de son nez à travers les nuages gris de cette deuxième quinzaine de Mars. Rachel lui offre son visage. Mais ici, profiter de la faible morsure de ses rayons est moins agréable qu’à la maison, car il suffit d’inspirer pour s’apercevoir que l’atmosphère n’y est pas pure. L’odeur des pots d’échappement devient vite étouffante, et le grondement sourd de cette vie foisonnante tout autour d’elle, un cauchemar pour les oreilles. A Paris, la foule compacte qui se presse sur les trottoirs après une journée de travail, contraste avec le calme bienfaisant de la campagne vendéenne, dont a l’habitude la jeune femme. Elle soupire bruyamment, mais songe qu’elle n’est pas là pour bien longtemps de toute façon. La porte claque en se refermant derrière elle, ce qui la tire de ses rêveries nostalgiques. Elle se met à avancer dans la rue bruyante, s’éloignant de l’immeuble bourgeois de son client pour rejoindre son hôtel à quelques mètres de là. Aujourd’hui, M. Latour s’est montré particulièrement bavard, et Rachel sent poindre un lancinant mal de tête. Serrant sa sacoche avec son coude, elle masse ses tempes de ses majeurs. Rachel et son client sont restés toute la journée dans le séjour de l’appartement, qui manque cruellement de lumière, pour essayer de rafistoler les souvenirs éparpillés et désordonnés de M. Latour. D’ordinaire, Rachel ne se déplace pas chez ses clients. C’est à eux de se débrouiller pour venir la voir dans son petit bureau qu’elle s’est aménagée dans le Domaine Familial, depuis qu’elle est devenue biographe. Ecrire pour les autres, retracer leur vie, faire vivre leurs mémoires, c’est ce qu’elle s’applique à faire tous les jours. Si Rachel a accepté cette fois de faire fi de sa propre déontologie, c’est d’abord parce que l’une de ses anciennes clientes lui a demandé d’écrire pour son frère, qui n’est autre que M. Latour, respectable et respecté septuagénaire, connu de tous ceux qui aiment, de près ou de loin, le monde de la mode. Le vieil homme n’aime plus beaucoup se déplacer aussi loin de chez lui, désormais. Mais aussi et surtout – cela, Rachel a un peu honte de l’avouer – parce qu’il lui a offert – en insistant drôlement avant qu’elle n’accepte – une coquette somme pour qu’elle puisse mener à bien son projet. Ce qu’il s’est engagé à lui payer équivaut à peu près à l’écriture de trois biographies. La jeune femme se sent évidemment dans l’obligation de se surpasser. Même si M. Latour s’est montré très gentil, son investissement, aussi bien pécuniaire, qu’au travers de son excitation dans l’écriture de son histoire, rajoute chez Rachel une pression supplémentaire.

Rachel sent – plus qu’elle ne l’entend, à cause du brouhaha ambiant – son estomac crier famine au creux de son ventre. Elle se demande un instant si elle ne ferait pas mieux de rebrousser chemin pour essayer un autre restaurant que celui de la veille. Le petit boui-boui dans lequel elle a voulu se détendre hier soir ne possède que l’avantage de se situer à un pas du Repos Parisien. La cuisine n’y était vraiment pas fameuse. Comme pour couper cours à son indécision, une grosse goutte vient s’écraser sur la joue de la jeune femme. Elle ferait bien de se dépêcher, si elle ne veut pas prendre la saucée. Il semblerait qu’elle n’ait pas le temps de dénicher un meilleur endroit pour ce soir.

Tant pis, ce sera pour demain.

La foule se presse un peu plus sur le trottoir. A cet instant, qu’est-ce-qui pousse Rachel à lever les yeux et à tourner la tête sur la gauche ? Lorsqu’elle y repensera, encore et encore, les jours qui suivront, elle ne trouvera pas de réponse à sa question. L’intuition féminine, peut-être. En tout cas, mue par cette espèce de force de la nature – le destin ? – Rachel regarde dans la direction des beaux immeubles en pierre datant du 19ème siècle. Une porte s’ouvre au même moment. Avant même de distinguer nettement la persone qui sort du bâtiment, elle devine de qui il s’agit. Elle le reconnaît… d’instinct. C’est lui… Et son coeur cesse de battre un instant. Il manque un battement, puis repart, dans une cadence effrénée. Les parisiens qui la frôlaient jusqu’alors, la bousculent à présent. Elle s’est arrêtée en pleins milieu du trottoir, sans crier gare. Pour autant, elel ne bouge pas davantage. Parce que, tout simplement, elle ne peut pas. Ses pieds refusent d’avancer. Ses jambes ne lui obéissent plus. De toute façon, son cerveau est bien incapable de leur formuler une quelconque ordre. Il est figé lui aussi. Figé dans une interrogation muette, que tout-à-coup, son corps ressent l’envie violente de hurler : Pourquoi Vincent est-il ici, alors qu’il était censé être mort ? »

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PREMIÈRES LIGNES #32

Premières lignes

Premières lignes est un rendez-vous initié par Ma lecturothèque. Le principe est simple, tous les dimanches, je vais vous citez les premières lignes d’un ouvrage.


La valse des souvenirsUne histoire bouleversante qui va prendre votre cœur en otage.
Une poignée de secondes…

Il ne faut pas davantage de temps pour que notre existence bascule irrémédiablement.

Allie et Adam nageaient dans le bonheur depuis leur rencontre, quelques années auparavant. Bercés par des projets et l’amour qui les unissait, ils n’auraient jamais imaginé que le destin pouvait se montrer si cruel et piétiner tout ce qu’ils avaient construit.

Tant bien que mal, ils essaient aujourd’hui de se relever, refusant de se remémorer ces événements si douloureux. Mais il faut parfois se plonger dans les méandres du passé pour entrevoir la richesse de l’avenir.

Êtes-vous prêts à vous embarquer dans la valse des souvenirs avec Allie et Adam ? ousn’en sortirez pas indemnes, soyez-en certains !

 

PREMIÈRES LIGNES 

« Prologue

Je m’appelle Maelly, j’ai 4 ans. Papa et maman sont les meilleurs parents du monde entier. C’est grand le monde entier, non ? Ils adorent rire, ils se chamaillent aussi parfois.
Ils disent qu’ils m’aiment au-delà de l’infini. Moi je crois que ça veut dire beaucoup, beaucoup, beaucoup. Je les aim aussi et j’aime Bobby, c’est mon doudou. Papa l’avait acheté au zoo parce qu’il aime bien les ours et il me l’a donné, il a dit que ce serait mon meilleur ami et il avait raison, Bobby est toujours avec moi. Je l’emmène partout.
On aime courir dans le jardin, aller à la place, même que je sais presque nager. Je fais du vélo avec les petites roues et j’aime me mettre de la terre ou de la peinture partout, même si maman, elle aime pas beaucoup ça. Parfois, on va à la montagne et on fait un concours de bonshommes de neige. Papa et moi, contre maman, on gagne à chaque fois. Les bonshommes de maman sont toujours bizarres. Papa dit que leur tête est plus grosse que leur ventre, mais maman se donne du mal alors il faut lui dire que c’est bien, sinon elle est triste.
L’hiver, on mange du pop-corn devant la cheminée et on met même un dessin animé ou maman me lit une histoire. Elle aime bien chanter aussi, c’est notre « truc à nous », comme elle dit.

J’aimerais bien avoir un petit frère ou une petite soeur quand même, parce que c’est bien de jouer avec un autre enfant. Maman dit, peut-être. J’espère que peut-être ça veut dire : dans pas longtemps. J’ai hâte. »

PREMIÈRES LIGNES #31

Premières lignes

Premières lignes est un rendez-vous initié par Ma lecturothèque. Le principe est simple, tous les dimanches, je vais vous citez les premières lignes d’un ouvrage.


uglies 1Tally aura bientôt 16 ans. Comme toutes les filles de son âge, elle s’apprête à subir l’opération chirurgicale de passage pour quitter le monde des Uglies et intégrer la caste des Pretties. Dans ce futur paradis promis par les Autorités, Tally n’aura plus qu’une préoccupation, s’amuser… Mais la veille de son anniversaire, Tally se fait une nouvelle amie qui l’entraîne dans le monde des rebelles. Là-bas, elle découvre que la beauté parfaite et le bonheur absolu cachent plus qu’un secret d’État : une manipulation. Que va-t-elle choisir? Devenir rebelle et rester laide à vie, ou succomber à la perfection?

 

PREMIÈRES LIGNES 

« En ce début d’été, le ciel avait une couleur de vomi de chat. Bien sûr, se dit Tally, il faudrait gaver le chat de croquettes au saumon pendant un bout de temps avant d’obtenir ces teintes rosées.
Les nuages qui filaient dans le ciel offraient d’ailleurs un aspect poissonneux, comme s’ils étaient martelés d’écailles par le vent de haute altitude. A mesure que la lumière baissait, des taches bleu foncé s’y étendaient tel un océan à l’envers, abyssal et froid.
Avant, un semblable coucher de soleil lui aurait paru beau. mais plus rien n’était beau depuis que Peris avait viré Pretty. perdre son meilleur ami, c’est nul, même quand ce n’est que pour trois mois et deux jours.

Tally Youngblood attendait l’obscurité.
Elle apercevait New Pretty Town par sa fenêtre ouverte. les tours de fête étaient déjà illuminées, et des torches enflammées dessinaient des sentiers vacillants à travers les jardins de plaisir. Dans le ciel rose qui s’assombrissait, quelques montgolfières s’amusaient à lancer des fusées de détresse vers d’autres ballons ou des parapentes qui passaient non loin. Des rires mêlées à de la musique ricochaient sur l’eau, pareils à des pierres plates aux bords tranchants, ébranlant les nerfs de Tally.
Les faubourg de la ville, coupés de la cité par le bras noir du fleuve, se trouvaient plongés dans la pénombre. Les Uglies étaient tous au lit à présent.
Tally ôta sa bague d’interface et lâche à l’obscurité :
– Bonne nuit !
– Fais de beaux rêves, Tally, lui répondit la chambre.
Elle mâcha une pilule dentifrice, fit gonfler ses oreillers et glissa un vieux radiateur portable – de ceux qui produisent à peu près autant de chaleur qu’une fille en train de dormir – sous les draps.
Puis elle se faufila par la fenêtre.
Dehors, la nuit avait tourné au noir charbon et Tally se sentit instantanément ragaillardie. Son plan était peut-être stupide, mais tout valait mieux qu’une nuit de plus à se morfondre dans son lit. Sur le sentir qui descendait jusqu’au fleuve, elle s’imaginait au côté de Peris, se voyant passer la soirée à espionner les jeunes Pretties. »

PREMIÈRES LIGNES #30

Premières lignes

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The mortal instruments T1 la cité des ténèbresClary n’en croit pas ses yeux. Elle vient de voir le plus beau garçon de la soirée commettre un meurtre. Et détail terrifiant: le corps de la victime a disparu d’un seul coup!

Mais le pire reste à venir…Sa mère a été kidnappée par d’étranges créatures et l’appartement complètement dévasté.

Sans le savoir, Clary a pénétré dans une guerre invisible entre d’antiques forces démoniaques et la société secrète des chasseurs d’ombres… Une guerre dans laquelle elle a un rôle fatal à jouer.

 

PREMIÈRES LIGNES 

« – Tu plaisante ! Dit le videur en croisant les bras sur son torse massif.
Il baissa les yeux vers le garçon au sweat-shirt rouge et secoua sa tête rasée :
– Tu ne vas pas entrer avec ce machin.
La cinquantaine d’adolescents qui patientaient en file indienne devant le Pandémonium tendirent l’oreille. L’attente était longue avant d’entrer dans le club, surtout le dimanche, et, en général, il ne se passait pas grand-chose dans la file. Les videurs étaient du genre coriace et ne rataient pas ceux qui avaient l’air de chercher la bagarre. Comme tous les autres, Clary Fray, quinze ans, qui était venue avec son meilleur ami, Simon, se pencha pour mieux entendre dans l’espoir qu’un peu d’action surviendrait.
le gamin brandit l’objet en question au-dessus de sa tête. On aurait dit un pieu en bois, très pointu :
– Allez ! ça fait partie du costume.
le videur leva un sourcil :
– Ah bon ? Et tu es déguisé en quoi ?
Le gamin sourit « Il est plutôt banal pour le Pandémonium », songea Clary. Ses cheveux teints en bleu électrique se dressaient sur sa tête comme les tentacules d’un poulpe effarouché, mais son visage n’arborait aucun tatouage ni piercing sophistiqué.
– En chasseur de vampires.
Il tordit le pieu comme un brin d’herbe dans sa main :
– C’est bon, passe.
Le gamin se faufila comme une anguille à l’intérieur. Clary admira le mouvement de ses épaules et sa façon de rejeter ses cheveux en arrière. Nonchalant, voilà l’adjectif que sa mère aurait employé pour le décrire.
– Il t’a tapé dans l’oeil, pas vrai ? demanda Simon d’un ton résigné.
Clary le gratifia d’un coup de coude dans les côtes, mais ne répondit pas. »

PREMIÈRES LIGNES #29

Premières lignes

Premières lignes est un rendez-vous initié par Ma lecturothèque. Le principe est simple, tous les dimanches, je vais vous citez les premières lignes d’un ouvrage.


cité 19 1

Que faisait le père de Faustine à minuit au sommet de la tour Saint-Jacques ? Et qui l’a précipité dans le vide ? Convoquée pour identifer le corps, Faustine ne reconnaît pas les mains de son père. Persuadée qu’il a été kidnappé par une secte mystérieuse, elle se lance sur la piste d’un inquiétant personnage. Elle suit l’homme dans une station de métro, trébuche, perd connaissance et se réveille… 150 ans plus tôt ! Pour Faustine, c’est le début d’une série d’aventures, aux confins du thriller, de la science-fiction et de l’Histoire.

 

PREMIÈRES LIGNES 

« L’homme enjamba la barrière du square et marcha vers la tour.
C’était là qu’on lui avait donné rendez-vous.
Il était près de minuit. Ce mois de mai n’avait rien de printanier. Quiconque se serait trouvé au côté de cet homme aurait frissonné avec lui.
Pas seulement parce que l’air était frais, mais parce qu’à cette heure, un homme qui enjambe la barrière d’un square et marche vers une tour crépusculaire pourrait bien marcher vers sa mort.
Il secoua cette pensée et leva les yeux vers l’édifice.
La tour Saint-Jacques, clocher gothique planté au coeur de la capitale, est un de ces vestiges de l’ancien Paris qui semblent sortis de nulle part.
Comme si le temps, par endroits, s’était arrêté.
Que venait-il faire ici à une heure pareille ? Lui-même n’en était pas bien sûr. Il crut percevoir un bruissement de feuilles. Le square était-il habité . Il se rassura en imaginant un clochard allongé sur un banc près du bac à sable.
Il regarda autour de lui et ne vit personne.
Ses yeux furent à nouveau attirés par la tour. Elle s’élevait à soixante mètres du sol. Au sommet, les gargouilles étiraient leurs cous démesurés au-dessus du vide.
Les faisceaux des projecteurs placés au pied de la tour accentuaient les reliefs, épaississaient les ombres.
Les pensées de l’homme glissèrent du Moyen-Age, quand les cloches résonnaient encore dans la tour, à la Révolution, durant laquelle on avait mis le feu à l’église, pour aboutir à aujourd’hui, où il ne restait plus qu’un ornement dans le ciel noir.
Le rendez-vous qu’on lui avait fixé devait être un canular. l’homme tourna les talons pour repartir.
C’est alors qu’ils sortirent des taillis.
Trois silhouettes convergeaient vers lui depuis trois points différents du square. Il se sentit cerné.
Il hocha la tête et dit :
– Vous êtes les Illuministes ?
Les autres s’approchaient.
Il poussa un rire, plus nerveux qu’il ne l’aurait voulu, avant d’ajouter :
– Les Illuminés, plutôt ! ça vous arrive souvent de fixer un rendez-vous à une heure pareille ?
– L’heure est une chose toute relative…
La voix le fit tressaillir : elle venait de derrière. Pareils à des chiens à l’affût, les autres semblaient flairer sa peur. Il reprit contenance et se tourna vers la voix.
A quelques pas de lui, entre deux faisceaux de lumière, se tenait un grand type maigre dont on ne pouvait distinguer les traits.
L’homme s’avança pour mieux voir. Il entra dans l’axe d’un projecteur et cligna des yeux comme si on venait de le gifler. En se penchant hors du faisceau, il demande :
– Où commence le parcours ? »